mercredi 6 juillet 2011

Un tunnel sous les Andes

Dans le monde entier naissent des projets de tunnels immenses pour passer sous les mers ou sous les montagnes, projets plus ou moins fantaisistes ou réalistes, dictés par une nécessité économique ou par la volonté d’un politique de laisser sa grande œuvre ...

L’Argentine a maintenant le sien ! Un projet appelé Corredor Bioceánico Aconcagua prévoit de relier l’Argentine au Chili en passant sous la Cordillère des Andes. Le projet porte le nom du célèbre plus haut sommet de l’Amérique du Sud, et qui culmine à 6959 mètres entre Mendoza et Santiago. Mais le nom souligne aussi l’ambition toute symbolique d’unir les deux océans Pacifique et Atlantique, et le souci de connecter les économies émergentes d’Asie avec celles du Mercosur.

Aujourd’hui plusieurs passages existent pour relier les deux pays voisins, en franchissant l’imposante chaîne de montagnes par la route :
- au nord, de Salta à San Pedro de Atacama par le Paso de Jama, ou de façon plus aventurière par le Paso de Sico ;
- au centre, de Mendoza à Santiago par le Cristo Redentor ;
- en Patagonie de El Calafate à Puerto Natales ;
- en Terre de Feu de Ushuaïa à Porvenir et Punta Arenas ;
- et quelques autres, mais peu nombreux si l’on considère les milliers de kilomètres de frontière.

Ces passages se font non sans mal pour les camions et non sans quelques étourdissements pour les passagers des voitures et bus, altitude oblige. Et non sans risque en hiver : récemment des camionneurs se sont retrouvés bloqués dans la neige au Paso de Sico, loin de toute vie humaine et de toute assistance, avec peu de nourriture et dans un froid terrible. Ils n’avaient pas non plus choisi la route la plus simple …


Concrètement le projet prévoit une voie ferrée longue de 204 km, qui reliera la ville de Los Andes au Chili (proche de Santiago et Valparaiso), à Mendoza en Argentine, en seulement 4 heures. En ligne de mire, la possibilité de faire transiter jusqu’à 15.000 camions par jour, (au lieu de 1.500 aujourd’hui par le Cristo Redentor). Et d’ici 10 ans une capacité de 70 millions de tonnes de marchandises par an. Sans parler des innombrables retombées économiques qui profiteront à une population globale de 126 millions d’habitants.

Espérons que le projet voie le jour, mais ne nous réjouissons pas trop vite. On ne compte plus les projets ambitieux annoncés en grandes pompes, mais restés de belles paroles ...

Si vous souhaitez combiner le Chili et l’Argentine dans un même voyage, et franchir les Andes par l’une des splendides routes, visitez notre site web http://www.eldorado-argentina.com/ et contactez-nous à info@eldorado-argentina.com .



Nicolas Dalle

jeudi 30 juin 2011

Le premier observatoire d’oiseaux près de Salta

A l’occasion de son 63ème anniversaire, le Parc National El Rey a inauguré récemment un observatoire d’oiseaux. Ce nouveau site écotouristique s’imposait puisque la province de Salta recense 580 des 1000 espèces présentes dans tout le pays. Le Parc El Rey est situé à 80 km à l’est de Salta.

Les condors des montagnes, toucans dans la jungle, hérons dans la Puna s’ajoutent à de nombreuses autres espèces, dont les perroquets, faucons, cardinaux, cailles, vanneaux, fourniers … et offrent une diversité impressionnante à l’Argentine. La province de Salta recense déjà 6 des 18 écorégions du pays, et 30 zones de conservation des oiseaux qui contribuent à la préservation de la biodiversité.




Cet observatoire consiste en une structure de 3 mètres de haut, comme une hutte, posés sur la rive du lac « los Patitos », en un point savamment étudié pour éviter que les visiteurs ne gênent la faune, et donc pouvoir observer toutes les espèces animales qui fréquentent le lac, par exemple des foulques et canards cutiris.
La hutte comporte de nombreuses ouvertures pour oberver discrètement la faune, avec des longues vues et un télescope, et une carte explicative des 361 espèces du Parc.

C’est un « outil » essentiel pour le développement de l’écotourisme, très en vogue dans le monde entier.

Nicolas Dalle

jeudi 23 juin 2011

« Dia de la Bandera » le 20 juin

Ce 20 juin en Argentine était jour férié (il y en a quelques-uns dans l’année, la France est largement battue dans ce domaine ...), c’était le « Dia de la bandera », c’est-à-dire la fête du drapeau. En rendant un hommage à son drapeau, le pays commémorait surtout l’anniversaire de la mort de son créateur, Manuel Belgrano, en 1820.

Manuel Belgrano est l’une des grandes figures historiques du pays : intellectuel, militaire, avocat, journaliste, et policien. Il participa aux luttes pour l’indépendance, fut un farouche défenseur de la libre éducation et du système monarchique, et un avant-gardiste dans la revendication des droits des femmes et des des peuples indigènes. Il alla jusqu’à proposer la création d’une Monarchie Inca.

Il créa le drapeau blanc et bleu clair, et l’exhiba pour la première fois en 1812 à Rosario. Depuis 1938 le 20 juin est déclaré « Dia de la Bandera », jour anniversaire de la mort de Belgrano. Mais ce n’est pas la seule fête patriotique, il faut aussi compter avec le 25 mai (naissance de la patrie), le 9 juillet (jour de l’Indépendance), et enfin le 17 août (anniversaire de la mort du Général San Martin, lire ICI et ICI).


Comme dans toute grande fête patriotique, des défilés militaires ont été organisés dans les principales villes. Et la présidente Cristina Kirchner, juste un jour avant d'annoncer sa candidature à la réélection en octobre prochain, a prononcé un discours appelant à « approfondir le modèle qui a permis la plus grande croissance du pays depuis 200 ans » … en reconnaissant quand même qu’il reste beaucoup à faire pour la sécurité, l’éducation, et la santé. La campagne présidentielle est bien lancée …

Nicolas Dalle

lundi 13 juin 2011

Rosita, la vache clônée à Buenos Aires

Vendredi 10 juin 2011, événement à Buenos Aires : des chercheurs de l’Instituto Nacional de Tecnología Agropecuaria INTA ont présenté Rosita, une vache qui a non seulement été clônée, mais en plus a 2 gènes humains. Grâce à ces gènes humains qui codifient 2 protéines du lait humain, Rosita devrait pouvoir produire du lait maternel.



Le clonage des animaux se développe de plus en plus à des buts médicamenteux, et la naissance de cette vache est un pas important. Récemment des chinois ont annoncé avoir obtenu presque le même résultat. Cette performance scientifique argentine fait la fierté du pays, à commencer par la présidente Cristina Kirchner qui s’est jointe à la présentation de Rosita par téléconférence depuis la Casa Rosada.




Depuis Dolly, la première brebis clonée en 1996, le clonage s’est développé pour différents objectifs, comme l’utilisation de tissus animaux pour remplacer des tissus humains malades. Souvent c’est le porc qui sert de cobaye pour sa proximité anatomique avec l’homme.

Malheureusement ce n’est pas toujours pour des raisons scientifiques et sérieuses que certains « s’amusent » à cloner des animaux, à l’image de l’artiste brésilien Edouardo Kac qui a créé un lapin vert …

Nicolas Dalle

mardi 7 juin 2011

Eruption du volcan Puyehue, en Patagonie chilienne

Ce vendredi 3 juin 2011 est entré en éruption le volcan Puyehue, situé dans la Cordillère des Andes, en Patagonie, à 870 km au sud de Santiago. Le lendemain le nuage de cendres s’élevait à 10 000 mètres, et les cendres ont commencé à tomber sur différentes villes chiliennes et argentines, notamment San Carlos de Bariloche. Par endroits on trouve une couche jusqu’à 5 cm d’épaisseur. Le ciel est totalement gris, on ne distingue plus le soleil.















On a assisté à quelques réactions de panique, et les habitants ont acheté des masques et de l’eau en quantité astronomique. Le dernier épisode similaire remonte à 1960, lorsque plusieurs volcans chiliens s’étaient réveillés dans la même zone. Un séisme avait créé une vague géante sur le lac Nahuel Huapi, déferlant sur Bariloche et faisant plusieurs victimes. Entre 1905 et 1934 on comptait 5 éruptions du Puyehue ou du Cordón Caulle.

Première conséquence, la vie s’est arrêtée : écoles fermées, habitants et touristes confinés, avions bloqués au sol et aéroports fermés : Bariloche, San Martin de los Andes, Junin de los Andes, Piedra del Aguila, El Bolson, Villa La Angostura et Traful, mais aussi l’aéroport de Bahia Blanca sur l'océan Atlantique, à seulement 700 km de Buenos Aires.



Depuis aujourd’hui 07 juin l’aéroport de Buenos Aires est touché, annulant presque tous les vols intérieurs et internationaux. D’après les prévisions météorologiques, la situation pourrait s’améliorer rapidement parce que le nuage traverse la province.

Si l’éruption devait durer, les conséquences pourraient être importantes pour le tourisme dans tout le pays, et surtout à Bariloche puisque la saison d’hiver doit bientôt démarrer avec l’arrivée notamment de milliers de brésiliens.
Des photos impressionantes peuvent être vues sur le site du Herald Sun.

Nicolas Dalle

mercredi 1 juin 2011

Le Malbec, star des vins argentins

Depuis de nombreuses années le vin argentin a pris sa place dans la nouvelle donne mondiale. De nombreux cépages viennent de France, et parmi eux le Malbec. C’est un cépage qui vient du Cahors (où il est appelé « côt »), introduit en Argentine dès 1868. Mais son amélioration doit beaucoup aux œnologues français.


On trouve en Amérique Latine les deux tiers de la superficie mondiale de malbec (35000 hectares) et l’Argentine est parmi les cinq premiers producteurs mondiaux de ce cépage. Le malbec a bien trouvé sa place au pied de la Cordillère des Andes, sous le soleil généreux de Mendoza. Il a l’avantage d’être déjà élaboré après seulement cinq années de stockage.



Le malbec a été distingué en 2010 par l'influente revue Wine Spectator, avec 5 bodegas argentines entre la 66ème et la 90ème place : Colomé, Achával Ferrer, Durigutti, Trapiche, et Norton.

L’Argentine est le 9ème pays exportateur de vin (1/4 de sa production), le trio de tête étant : Italie, Espagne, France. La moitié des vins argentins exportés sont des Malbec, principalement vers les USA, le Canada et le Brésil.


Mais l’Argentine compte aussi d’autres cépages moins connus comme le torrontès et le pinot. Après Mendoza, la deuxième ville à produire du vin est Cafayate dans le nord-ouest. Le défi est maintenant de tous les hisser à de plus hauts niveaux de production ... pour vraiment entrer dans la cour des grands.

Nicolas Dalle

mardi 17 mai 2011

La Coca est-elle une drogue?

Pour les occidentaux, la feuille de coca est considérée comme une drogue et sa consommation doit être interdite. Ainsi en a decide l’ONU depuis 1961. Des Experts auraient démontré qu’elle ralentissait l’activité intellectuelle et la santé, et qu’elle possédait un fort effet addictif. Il est vrai que le touriste français qui débarque dans le nord argentin trouve epu engageant de voir ouvriers et paysans mastiquer ces feuilles en formant une grosse chique qu’ils coincent entre la joue et la mâchoire, et qui laisse souvent couler un filet de jus verdâtre au coin des lèvres.

Pour les populations andines (Equateur, Pérou, Bolivie, nord Argentine et nord Chili), le discours différe complètement. Le masticage de la Feuillet de coca a des effets bénéfiques sur la santé (problèmes digestifs et osseux), coupe faim, soif et mal d’altitude, aide les paysans et mineurs à tenir des cadences de travail importantes. L’”Acullicu” est une tradition millémaire et sacrée, un mode de vie, une occasion de rapprochement social.

Le président bolivien Evo MORALES a demandé à l’ONU et l’OMS de dépénaliser la consommation de feuilles de coca en presentant des études favorables. Mais cette demande a été rejetée en février 2011, ravivant une forte polémique.

En Argentine, la feuille de coca se consomme uniquement dans le Nord-Ouest (de Jujuy à Tucuman), surtout dans les milieux populaires, mais il n’est pas rare de voir un ingénieur ou un comptable mettre discrètement quelques feuilles dans sa bouche et y ajouter du Bicarbonate. Contrairement à la Bolivie ou c’est inscrit dans la Constitution, la Coca est juste tolérée en Argentine, mais une tolérance très forte au fur et à mesure qu’on se rapproche de la frontière bolivienne. On peut voir dans les rues de Salta des magasins afficher ouvertement la vente du produit interdit par l’ONU “se vende coca y bica”. De toute façon, peu importe ce que dit l’ONU ou les Experts, pas question ici de renoncer à la coca pas plus qu’au maté ou à l’asado. “Pas touche à ma coca”…!

Pour les touristes il est facile de s’en procurer. Elle est vendue dans le Train des Nuages et proposée sous forme de thé dans les restaurants pour lutter contre le mal d’altitude. 

Jose ACHO et Philippe MELUL

mardi 3 mai 2011

Mort de l’écrivain argentin Ernesto SABATO

L’Argentine a perdu un grand écrivain combinant pensée et action dans une perspective politique et humaniste. Il se distingua aussi après la dictature pour sa participation au CONADEP, la Commission National sur les Disparitions de Personnes.
Mort des suites d‘une bronchite le 30/04/2011 dans sa résidence de Santos Lugares, près de Buenos Aires, il aurait soufflé ses 100 bougies le 24/06/2011. Un long cortège funèbre lui a rendu hommage parmi lesquels plusieurs écrivains et juges.

Né en 1911 en Argentine de père italien et de mère albanaise, SABATO a étudié philosophie et physique à La Plata. Jeune physicien prometteur travaillant en France puis aux Etats-Unis, il décide en 1945 d’abandonner la science qu’il considère « immorale » pour se dédier à la littérature. En 1975, il décide à nouveau d’abandonner la littérature pour s’adonner à la peinture.

Ses œuvres les plus connues furent : Le Tunnel (1948), Héros et tombes ou « Alejandra » (1961), L’Ange des Ténèbres (1974) ainsi que de nombreux essais philosophiques et politiques.
Il reçut le prix Cervantès en Espagne en 1984 et la Légion d’Honneur en France en 1987. Mais, comme BORGES, SABATO n’a jamais pu obtenir le prix Nobel de littérature malgré une reconnaissance internationale dans plus de 30 langues.

Jose ACHO, journaliste indépendant et éditeur du site http://www.saltalibre.net/ et http://www.calchaquimix.com.ar/ (traduit de l'espagnol)

Les femmes en ARGENTINE

Dans une banlieue résidentielle de Buenos Aires vient d’être mise en place une ligne d’autobus uniquement conduits par des femmes. La raison invoquée tient à la conduite plus calme et douce des femmes sur une ligne prenant en charge des scolaires et des personnes âgées. Les 28 conductrices de ces 8 autobus n’ont eu à supporter aucune remarque machiste.

L’émancipation des femmes a commencé avec Eva PERON. Le vote féminin a ainsi été obtenu dès 1947, 3 ans après la France. A cette époque, Eva n’a pu se faire élire car le pays n’était pas encore prêt. Mais depuis, l’Argentine a eu une femme présidente (une des premières en Amérique Latine) en la personne de Christina KIRCHNER. Et les femmes caracolent aux plus hauts postes: Nilda GARRE ministre de la sécurité, Fabiana RIOS gouverneur de la province de Terre de Feu, Mercedes MARCO DEL PONT à la Banque centrale…

Ceci est visible dès le plus jeune âge avec les écolières et adolescentes marchant en groupes libres et heureuses, ensuite, avec les policières en tenue, enfin avec toutes les Associations dans lesquelles elles militent, enfin dans les sorties « entre femmes » en resto ou en boite. La femme argentine, c’est la religieuse dévouée, la mère célibataire qui ne souffre en rien d’opprobre, la Mère de la place de Mai entrée en politique après avoir recherchés les « disparus » de la dictature, la présentatrice télé renommée (Susana GIMENEZ, Mirtha LEGRAND..). Mais c’est aussi les top-modèles sexys (Valeria MAZZA, Ines RIVERO..) envahissant les unes des magazines dans un pays où le culte du corps est très important (chirurgie esthétique, cosmétiques..).

Et il ne faut pas oublier que derrière cette émancipation qui touche Buenos Aires et les grandes villes le machisme reste ancré dans les petites villes et la campagne, ou les femmes assument seules les tâches ménagères et l’éducation des enfants. A tel point qu’en cas de divorce, la garde des enfants est systématiquement confiée aux mères.  Joseph MELUL

jeudi 28 avril 2011

SAN MARTIN et BOULOGNE

Boulogne-sur-Mer est une ville du département du Pas-de-Calais qui compte 45.000 hab, à quelques kilomètres de Calais et du Tunnel sous la manche. Outre son activité maritime (1er port de pêche de France et 1er Centre européen de transformation de la pêche), c’est aussi une sous-préfecture et une ville chargée d’art et d’histoire (Romains, Napoléon et San Martin). Jose de San Martin s’y est installé en 1848 avec sa fille Mercedes car il allait prendre un bateau pour Londres et il a eu le coup de foudre pour ce petit port de pêche tranquille. Il y vécut paisiblement et y mourut le 17/08/1850.

Parmi les monuments répertoriés de Boulogne : Château, Basilique, Beffroi, Hôtel de ville … mais aussi la « Casa San Martin » et la statue équestre du Général, véritables liens franco- argentins.

Ainsi les Boulonnais honorent ce héros argentin de nombreuses façons :
- Relations et échanges culturels et scolaires avec la Ville de La Plata.
- Centre Historique San Martin. On donnait un prix autrefois dans les Collèges de la Ville de Boulogne aux élèves en testant leurs connaissances sur l'Argentine.
- La venue fréquente depuis l’Argentine du voilier-école « Libertad » donne lieu à des défilés et réjouissances.
- Statue équestre de San Martin en 2009.
- La Ville de Boulogne édite des plaquettes et a réalisé une remarquable vidéo sur San Martin. Son maire, Frédéric Cuvellier a fort justement reçu une distinction par la Présidente Christina Kirchner.

Enfin, on notera qu’en Argentine on retrouve mention de Boulogne-sur-Mer sur les billets de banque à l’effigie de San Martin. Une commune du grand Buenos Aires, et de nombreuses rues dans les villes argentines, portent le nom de Boulogne-sur-Mer.

Au-delà de Boulogne, à Paris une station de métro porte le nom « Argentine », fin novembre 2011, seront organisées deux « semaines argentines » , preuve de l’intérêt croissant des Français pour ce pays qu’ils désirent de plus en plus visiter.
Joseph MELUL

SAN MARTIN, le « Libertador »

Les Argentins sont profondément patriotes et rendent hommage à leurs grands hommes au travers de plaques commémoratives, noms de rue ou ville. Le plus prisé est certainement Jose de San Martin, le « De Gaulle argentin » surnommé «Padre de la Patria » (Père fondateur de la Patrie) ou « Libertador » (Libérateur de la domination espagnole).

1778 : Naissance à Yapeyu, Mission Jésuite des Guaranis en Argentine
1885-1804 : Etudes militaires en Espagne
1808 : Il combat Napoléon aux côtés des Espagnols
1812 : Retour à Buenos Aires, création du régiment des Grenadiers à cheval
          (ceux qui veillent son tombeau dans la Cathédrale)
1813 : Victoire de San Lorenzo et libération de l’Argentine puis Indépendance (9 juillet 1816)
1817: Franchissement de la Cordillère des Andes (image glorieuse) puis libération du Chili et du Pérou
1824 : Quitte l’Amérique du Sud pour l’Europe car ne veut pas s’engager politiquement. Périple Bruxelles, Londres, Paris puis Boulogne-sur-mer  (Pas-de-Calais, France)
1850 : meurt à Boulogne-sur-mer.

On peut observer le désintéressement de ce militaire vis-à-vis du pouvoir politique dont il facilita le rétablissement et qu’il respecta.
A l’inverse, les Argentins l’ont un peu oublié suite à son exil, allant jusqu’à omettre de lui verser sa pension de militaire. Sa propre vie fut marquée par la modestie et une vraie rigueur morale. Depuis sa mort, il est honoré, non seulement en Argentine, Chili et Pérou, mais aussi dans les Amériques et en Europe où il s’exila. De nombreuses statues équestres le représentant en Général sont observables à travers du monde (Amérique du Sud, New-York, Bruxelles… et Boulogne-sur-Mer) où il mourut.   Joseph MELUL

Lionel MESSI, l’argentin qui secoue le football espagnol

Hier 27 avril à Madrid, le Real Madrid était opposé au Barça (Barcelone) en demi-finale de la Ligue des Champions Européens. La fête s’annonçait grandiose : stade Bernabeu en liesse avec deux équipes et entraîneurs parmi les meilleurs au monde, des bancs de remplaçants -surtout pour le Real- composés des meilleurs internationaux et à quel prix !

L’Argentin Lionel Messi irradia la rencontre. Comment un tel petit bonhomme est-il devenu le plus grand joueur au monde ? Une technique individuelle époustouflante, un esprit d’équipe sans faille et, enfin, une abnégation qui le conduit à attendre les moments opportuns (surtout dans le dernier ¼ d’heure) pour marquer des buts !


Ce fut encore le cas, cette fois, puisque les deux seuls buts du match furent son œuvre. Certes, il marque le premier but à bout portant sur un centre au cordeau de son ailier droit, mais le second but est un but d’anthologie qui élève son auteur au rang de Maradona et de Pelé. Parti seul, avec devant lui 4 madrilènes, il parvient à se débarrasser de ses adversaires en changeant de direction à chaque poussée de la balle. Il termine son action en croisant au maximum son tir avec son pied droit, laissant le gardien madrilène Casillas impuissant et écœuré !!

Le monde du football peut s’enorgueillir de posséder un tel joueur, de surcroît très fair-play et jamais brutal. L’Argentine pourra compter sur cette étoile de 24 ans à peine à la prochaine Coupe du Monde 2014 au Brésil : un modèle pour tous ses enfants qui arborent son nom sur les tee-shirts aux couleurs bleue et blanche avec un Soleil triomphant !

Né le 24/06/1987 à Rosario de Santa Fe, l’argentin a émigré à 13 ans avec ses parents à Barcelone, où il a vite été repéré par le Barça comme un footballeur exceptionnel, malgré ses problèmes de croissance qui lui valent le surnom de « puce » (pulga).

Joseph MELUL

lundi 25 avril 2011

Week-end de « Semana Santa » en Argentine

Pâques, une date importante pour la religion et le tourisme.

Sur le plan religieux, la semaine sainte (Semana Santa) correspond aux fêtes de Pâques pour les chrétiens, donc la mort de Jésus sur la croix. L'Argentine reste très croyante, notamment en province. Beaucoup sont donc allé à la messe, certains ont réalisé des reconstitutions de la crucifixion, certains ont fait carême…d’autres ont mangé des œufs en chocolat.



Sur le plan touristique, le week-end de Semana Santa se révèle le plus générateur de déplacements, car le vendredi est férié pour tous, et le jeudi férié dans les écoles, le secteur public, les banques et de nombreuses entreprises. Comme c’est la fin de l’été, on profite d’un des derniers week-ends en plein air, ce qui se traduit par une affluence exceptionnelle chez tous les acteurs de la chaine touristique : vols, bus, routes, hôtels, restaurants …

Destinations variées : bord de mer, campagne, ou simplement déplacements familiaux. Voici quatre jours ou il vaut mieux réserver bien à l’avance et ou les prix grimpent ostensiblement ...

Philippe MELUL